Diversification alimentaire du nourrisson

Introduction les légumes

Dans le cadre de la diversification alimentaire du nourrisson, l’introduction des fruits et légumes au sein des repas de bébé va optimiser ses apports en vitamines C et E, et en bêta-carotène ou pro-vitamine A.

Il est préférable de commencer par les légumes, et d’attendre au moins 2 semaines pour intégrer les fruits. Si on fait le contraire, bébé risque de préférer les fruits en raison de leur saveur sucrée, et de bouder les légumes.

Idéalement on introduit les légumes à partir de 4 mois révolus.

On prévoit des légumes au moins pour l’un des 2 repas principaux, généralement à midi. Les premiers jours, on ajoute 2 à 3 cuillères à café d’un légume cuit mixé dans le biberon de lait, on peut aussi proposer ce légume à la cuillère. Progressivement, on augmente la quantité pour arriver à 130 g (le poids d’un petit pot) à 150 g de légumes. Il est souhaitable d’introduire les légumes un à un, pour vérifier la tolérance de bébé, tout en éduquant son goût. On se limite aux légumes les plus digestes : carotte (pas trop en cas de constipation), haricot vert, épinard (pas trop en cas de diarrhée), courgette sans peau et sans pépins, potiron, blanc de poireau, bette ou endive en plus petite proportion.

La cuisson se fait à l’eau ou vapeur, sans sel. Les légumes sont mixés.

Introduction des fruits

Les jus de fruits ne sont pas indispensables. Préférer les fruits crus pour leur richesse en vitamine C A partir de 4 mois, il est conseillé d’introduire des petites quantités de fruits. Les fruits conseillés au départ sont la pomme, la pêche, la banane ou encore le coing.

Introduction des féculents

Contrairement à ce qui était recommandé pendant de nombreuses années, l’introduction du gluten ne doit plus être retardée au-delà de l’âge de 6 ou 8 mois.

Les céréales infantiles en poudre, souvent désignées sous le nom de « farines » peuvent être rajoutées dès l’âge de 4 mois dans les biberons, pour apporter des calories supplémentaires sans augmenter le volume de lait.

Elles sont utiles notamment chez les bébés de petit poids ou ceux qui ont du mal à être rassasiés. Elles ne sont pas indispensables pour tous les nourrissons chez qui les féculents peuvent être apportés sous d’autres formes dans l’alimentation.

Elles doivent être supprimées lorsque le bébé est en surpoids.

Les céréales sans gluten sont souvent les premières à être introduites.

Les céréales à base de gluten (« farines », pâtes ou semoule de blé, pain) seront introduites progressivement, en augmentant tout doucement les quantités.

On peut par exemple commencer à rajouter dans le biberon du soir (ou du matin) 1 cuillerée à café de céréales contenant du gluten pendant une semaine, puis augmenter la quantité à 2 cuillerées pendant la semaine suivante, puis à 3. Il est aussi possible de mixer quelques petites pâtes dans la purée de légumes ou de faire sucer au bébé des quignons de pain dur (sous surveillance!)

Le riz bien cuit peut-être mixé avec des légumes ou des fruits dès le début de la diversification. Il permet de ralentir le transit.

Introduction des matières grasses

  • Pas de matières grasses ajoutées avant 6 mois.
  • Débuter par une cuillère à café au repas diversifié
  • Puis une cuillère à café à une cuillère à soupe au 2 repas (midi et soir)
  • Privilégier l’huile de colza au début
  • Puis moitié colza moitié olive
  • Pas de friture avant 18 mois

On trouve de bonnes sources de matières grasses végétales dans les aliments suivants.

  • végétales : colza, olive, noix, noisette…
  • Les oléagineux : avocats, amandes, noix, noix de cajou…
  • Les purées d’oléagineux : purée d’amandes, purée de sésame, purée de noisettes…

Chez le jeune enfant de 6 mois à 3 ans, la part de lipides dans l’apport énergétique est de 45 à 50% en raison des besoins lipidiques très importants liés notamment à l’élaboration des structures cérébrales. Les apports en oméga 6 et oméga 3 sont fixés respectivement à 2.7% et 0.45 avec 70 mg de DHA.

Il est conseillé de donner une cuillère à café à 1 cuuillère à soupe d’huile de colza tous les jours et au bout de quelques mois, de commencer les beurres de noix s’il n’y a pas de risque allergique (purée d’amandes, de sésame, d’arachide).

Une supplémentation en oméga 3 est conseillée par précaution. à debuter vers 12 mois 1 capsule tous les 3 jours..

Introduction des protéines

A partir de 6 mois, on pourra introduire de l’oeuf, de la viande ou du poisson mais ce n’est pas indispensable. L’apport lacté reste la source essentielle de protéines.

  • En début de diversification, la portion de viande ou de poisson recommandée est de 5g de viande soit environ 1,2 g de protéines.
  • De 6 à 12 mois, la portion de viande ou de poisson recommandée est de 10g (soit environ 2g de protéines). L’apport lacté reste la source essentielle de protéines (entre 500 ml et 800 ml).
  • Entre 1 à 2 ans, la portion de viande ou de poisson recommandée est de 20g (soit environ 5g de protéines) qui peuvent être aussi apporté par des aliments riches en protéines végétales. L’apport lacté reste la source essentielle de protéines au moins 500 ml. Ne pas dépasser l’équivalent de 800 ml de lait après 1 an, afin d’éviter des apports protéiques trop élevés.
  • A 2, 3 ans, la portion de viande ou de poisson recommandée est de 30g (soit environ 7 à 8g de protéines) qui peuvent être aussi apporté par des aliments riches en protéines végétales (légumes secs bien cuits, sous forme de farine ou de flocons …)

La consommation d’une portion de viande ou poisson ou oeuf, 1 jour sur 2 est suffisante. Fromage et légumes secs, lorsqu’ils seront introduits, seront consommés les jours sans viande, poisson, oeuf.

Les légumes secs seront introduits vers 9 mois. Mais Il n’est pas interdit d’en consommer en petite quantité avant ! Les recommandations française de l’AFSSA préconisent pas avant 15-18 mois) Les légumes secs doivent être bien cuits. Les passer au moulin à légumes afin doter l’enveloppe. Commencer de préférence par des lentilles corail ou sous forme de farines ou de flocons ou quinoa

Exemple de portion alimentaire contenant 5g de protéines végétales (12 mois)

  • 60g de lentilles cuites
  • 100g de quinoa cuit
  • 35 g de tofu
  • 20g de farine de légumes secs
  • ½ oeuf
  • 20g de viande ou poisson

Les aliments végétaux riches en protéines sont les suivants :

  • Les légumineuses : soja, lentilles, haricots, lupin…
  • Les pseudo céréales : sarrasin, quinoa, amarantes

 

Introduction des produits sucrés

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Diététicienne micro-nutritionniste spécialisée dans l’alimentation végétale, je vous conseille pour un ré-équilibrage nutritionnel adapté à votre alimentation, vos spécificités physiologiques, et votre mode de vie.
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De manière générale, afin de favoriser un régime alimentaire sain à l’âge adulte, il convient de développer chez l’enfant des habitudes alimentaires saines, parmi lesquelles une consommation limitée de produits sucrés (tels que les bonbons, les crèmes dessert, les glaces, les boissons sucrées, etc.). Pour sucrer préférer le sucre naturel du fruit.

Prévention des risques microbiologiques

Afin de réduire le risque microbiologique, il convient d’appliquer les mesures d’hygiène générales, et d’éviter la consommation de certains aliments par les enfants de 0 à 3 ans :

  • le miel pour les nourrissons de moins d’un an ;
  • toutes les viandes crues ou peu cuites : il convient de cuire à cœur les viandes hachées et produits à base de viande hachée ;
  • le lait cru et les fromages au lait cru, à l’exception des fromages à pâte pressée cuite comme le gruyère ou le comté ;
  • les oeufs crus et produits à base d’oeufs crus ou insuffisamment cuits (tels que les mousses au chocolat et mayonnaises faites maison)

Introduction des textures complexes

Du fait des capacités orales limitées du jeune enfant, la texture est une des propriétés de l’aliment qui demande le plus d’adaptation de la part de l’enfant afin de gérer et d’avaler l’aliment. Les capacités d’alimentation orale se développent entre 6 et 10 mois, lorsque l’enfant est stimulé par de nouvelles textures. Environ un quart des enfants expérimentent des difficultés avec les aliments en morceaux. Cependant, ces difficultés ne doivent pas être interprétées par les parents comme une raison de retarder l’introduction de textures plus solides.

Plusieurs signes peuvent indiquer aux parents que l’enfant est prêt à consommer des aliments ayant une texture moins lisse que la purée, d’après le guide développé pour l’étude interventionnelle pilote « Physiologie orale et Acceptabilité de la Texture de l’Aliment chez le jeune enfant, PATATE  ) : 

  • il sait maintenir sa tête et son dos droits dans sa chaise ;
  • il avale les purées lisses et épaisses sans aucun problème ;
  • il réalise des mouvements de mâchonnement quand il porte quelque chose à sa bouche ;
  • il est capable de tenir un aliment dans sa main et de le porter à sa bouche (il cherche à se nourrir seul) ;
  • il se montre intéressé par le repas (par exemple, il prend des aliments dans l’assiette de ses proches).

Recettes diététiques

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